L'Humanité · 22 janvier 2007 · JUSQU'À CE QUE LA MORT NOUS SÉPARE

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Presse nationale, Critique

L’Humanité

22 janvier 2007 · JEAN-PIERRE LÉONARDINI

RÉMI DE VOS a écrit JUSQU'A CE QUE LA MORT NOUS SÉPARE qu'ÉRIC VIGNER a mis en scène dans un décor de sa main. On dirait du FEYDEAU, qui aurait trinqué avec NATHALIE SARRAUTE en parlant de PINTER.

Au sortir du crématorium, l'urne contenant les cendres de la grand-mère est mise en miettes quand Simon, en l'absence provisoire de sa mère, enlace Anne, sa fiancée putative. La pièce s'édifie sur l'accumulation de mensonges destinés à masquer ce délit originel.

Dialogue cruel, saugrenu, réjouissant, spirituel en diable. C'est réglé comme du papier à musique par un VIGNER sûr du moindre effet avec tact. Jusqu'à l'espace, sous un jour cru (lumière de JOËL HOURBEIGT), avec ses stores verticaux qu'on jurerait sortis du PLAYTIME de TATI, et au son (OTHELLO VILGARD), avec rythmes up to date et cris de corneilles, qui semblent ironiques.

Distribution de luxe: CATHERINE JACOB toujours l'air sur deux airs en ses malices de chatte angora, ses mimiques et ses tics mêmes constamment délicieux; MICHA LESCOT, exquis jeune homme tout en hauteur, genre candide de Valentin le désossé et CLAUDE PERRON, qui s'avance avec art en délicate poupée mécanique.

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Sujet: 
Dialogue cruel, saugrenu, réjouissant, spirituel en diable.
Date: 
22 Jan 2007
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